Le principe
Un implant est une vis en titane placée dans l'os de la mâchoire pour remplacer la racine d'une dent absente. L'os cicatrise autour d'elle et s'y intègre. C'est l'ostéointégration. Une fois cette intégration acquise, une couronne est fixée dessus.
L'intérêt principal par rapport à un bridge : les dents voisines ne sont pas taillées. Elles restent intactes.
Pourquoi remplacer une dent manquante
Une dent absente n'est pas qu'un problème d'apparence. Les dents voisines se déplacent vers l'espace vide, la dent opposée s'égresse, l'équilibre de la mastication se déséquilibre. Et surtout, l'os qui n'est plus sollicité se résorbe progressivement, ce qui complique toute solution envisagée plus tard.
Traiter tôt, c'est traiter plus simplement.
Le parcours
1. Le bilan. Examen clinique, radiographie panoramique et, selon les cas, imagerie tridimensionnelle. On mesure le volume osseux disponible, la position du nerf et des sinus. Votre état de santé général est passé en revue : certains traitements et un tabagisme important influencent la cicatrisation.
2. La pose. Elle se déroule sous anesthésie locale, au cabinet. La durée dépend du nombre d'implants, généralement entre trente minutes et une heure. Les suites sont comparables à celles d'une extraction : un œdème modéré pendant deux à trois jours.
3. La cicatrisation. Elle demande en moyenne deux à quatre mois selon la densité osseuse et le site. Une dent provisoire peut être mise en place pendant cette période lorsque la zone est visible.
4. La couronne. Une empreinte est réalisée, la couronne est fabriquée par le laboratoire dans la teinte de vos dents, puis fixée sur l'implant.
Quand l'os est insuffisant
Ce n'est pas un obstacle définitif. Une greffe osseuse ou un comblement de sinus permettent de reconstituer le volume nécessaire. Ces interventions ajoutent une étape et un délai de cicatrisation, qui vous seront expliqués lors du bilan.
La durée de vie
Un implant bien posé chez un patient qui entretient son hygiène et vient en contrôle se conserve de très nombreuses années. Le principal facteur d'échec est la péri-implantite, une inflammation d'origine bactérienne autour de l'implant, et elle se prévient par un suivi régulier.
